Après mes premiers jours en rafting, voilà que je change d’endroit et d’activité. Direction Sarapiqui, comme je vous le disais, je me suis endormie rapidement et pour tout le reste du trajet.

Cette fois je vais dormir en tente au Pozo Azul. Ohhh, on se calme direct, ce n’est pas une tente Quechua que je jette en l’air, et qui se monte  toute seule! C’est plutôt un Lodge tente, car elle est sur pilotis, grande, avec salle de bain et un balcon. Certes au milieu de la forêt mais avec toutes les commodités qu’on peut espérer dans une tente. Qui dit tente, dit insectes pouvant rentrer facilement.

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Mes derniers souvenirs d’avoir dormi dans une vraie tente datent de quand j’étais petite. Pour dire la vérité, au moment même, ça ne me faisait pas rire mais maintenant cela reste d’excellent souvenirs, qui nous donnent d’excellents fous rire quand on y repense. Car oui il arrive toujours pleins de trucs anecdotiques dans ce genre de moment. Donc j’avoue être assez contente même si j’ai une appréhension.

 Juste après une bonne douche et après avoir étalé mon linge en espérant qu’il sèche (j’ai bien dis en espérant), en route pour un petit resto qui normalement n’est ouvert que le midi pour les ouvriers de la région. Mais avant ça, vu qu’il fait déjà noir (la nuit tombant à 17h), c’est chasse à la grenouille verte aux yeux rouge, l’emblème national costaricain. Elle se trouve souvent près des coins d’eau, sur le dessus des feuilles mais toujours cachée. Il faut chercher, se baisser, soulever chaque feuilles, faire attention ou mettre les pieds, éviter de tomber dans l’étang,… et espérer car elles sont rare. 

Je suis accompagnée de Daniel, un guide passionné par son pays, la nature et surtout les insectes et les grenouilles. Comment vous dire que j’ai énormément de chance pour le coup, car il sait où et comment regarder. Donc assez rapidement, on trouve cette petite créature super colorée, portant son amant sur son dos en pleine séance de « Jacques à dit : pas bouger. » Madame me regarde fixement pendant que monsieur à les yeux fermés. Éblouis par la lumière afin de pouvoir vous les montrer et les prendre en photo, monsieur ouvre les yeux, je ne les embêterais pas plus longtemps. Quand on  décide de voir la nature et ses animaux, on doit aussi apprendre à respecter leur environnement, et  leur cycle. On ne peut pas pour notre  plus grand plaisir et pour satisfaire notre égoïste, les déranger à tout va et sans limite. Soit si on les a vu entrain de copuler, cela signifie que demain il y a de grande chance de voir des œufs.  

Du coup après une nuit dans le noir le plus complet, avec uniquement un filet (moustiquaire) qui me sépare de tous ses animaux et de leurs cris , je m’effondre. Réveillée en milieu de nuit par un animal sur le toit de ma tente, (je ne saurais jamais ce que c’était vu que je n’ai ni eu l’envie ni le cran de sortir voir). Je serais quand même réveillée aux aurores, ou l’on trouvera la grappe gluante pleine d’œuf sous une feuille juste au dessus de l’étang afin que les futurs têtards puissent tomber dans l’eau. 

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Après le petit déj, direction le Range pour faire la connaissance de Selena. Je suis plutôt confiante jusque là, elle n’est pas super grande et  à l’air plutôt calme. Je me réjouis assez de faire cette balade sur des parties de plaine, de forêt et de longer la rivière,…  « Heuuuuu comment ça, mon cheval n’a pas de mors? Vous déconnez ? » Bon ici on doit monter façon western. Youhou !!! Les gars, vous n ‘avez pas remarqué mais je suis une fille de la ville moi! Est ce possible de me donner des raines avec un mors comme en Europe svp? 

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Ok! il ne pige rien, mais les chevaux sont soit disant méga bien éduqués. Me voilà sur son dos, les rênes dans ma main droite et en plus,  je dois changer de main pour aller à gauche ou lui faire faire demi-tour. Nous voilà partis! A peine commencé, j’ai déjà mal aux fesses (le cheval et le vélo, même combat), de plus Selena est amoureuse de l’étalon de notre guide. Elle finit toujours par re-dépasser les autres chevaux sans trop me laisser le choix, au trot ou au léger galop (que je m’empresse toujours de freiner)  pour rester en tête, ou plutôt rester au cul de son chéri. Nous aurons la change d’apercevoir une boule de poil noir (c’est un singe hurleur), deux gros iguanes, et de magnifiques fleurs. Par contre vu qu’il avait plu la veille, nos chevaux s’enfoncent littéralement dans la boue. Pas pratique et cela n’est pas super agréable d’être ballotté d’un coté à l’autre car j’ai toujours peur de tomber. Arrivée à la rivière, j’aurais espéré pouvoir passer de l’autre coté ou du moins pouvoir longer longtemps cette derrière mais en vain. Je mentiras si je disais que cette activité m’a totalement conquise. Je m’étais imaginée dans la forêt avec beaucoup d’espace, passer la rivière, galoper dans les plaines, monter jusqu’à un beau point de vue,… j’ai trouvé cela un peu trop cadré et pas assez sauvage à mon goût, limite j’aurais du le faire à la plage. Cependant j’ai adoré leurs chevaux et l’expérience de monter façon western. Mais là ,c’est officiel, j’ai trop mal aux fesses (pour rester polie), j’attendrais un peu avant de retenter l’expérience.IMG_5582

 Les émotions ça creusent!, Me voilà donc dans un petit resto route très typique et local (je pense qu’il n’y a que des ouvriers des environs qui viennent manger ici). Mais le Puente de Las Iguanas  a tout son intérêt: il longe la route  mais également une rivière pleine d’arbres hébergeant des iguanes par dizaine. Il y en a sur chaque branche, j’en vois de toutes sortes, des petits et des grands, des verts, des bruns et de supers colorés. Pour la majorité ils restent statiques mais d’autres avancent à leurs rythme pour juste être dans les rayons du soleil.

Dernière ligne droite de la journée en direction de la Fortuna, pour rejoindre l’hôtel La Pradera situer au pied  du volcan Arenal. Pour le coup, il n’est pas typique mais plutôt populaire, et touristique. C’est pas particulièrement mon truc mais il a toutes les commodités, il fait sec dans les chambres et il y a  une piscine avec une super vue sur le volcan. Je dépose mon sac dans la chambre et je vais tremper mes pieds, l’eau est juste excellente.

 Debout un peu plus tard qu’habituellement, ce matin se sera canyoning. Je suis sanglée, casque sur la tête, gant blanc version mickey. Go pour des descentes en rappel en suivant l’eau du fleuve qui fut formée par la lave de la dernière éruption. Elle est froide, même très froide.  N’ayant pas le vertige, j’aurais aimé encore plus de sensations fortes.

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Euhhhh Je pense que j’ai parlé trop vite! Je dois sauter dans l’eau! Jusque là, je gérais sans souci. De plus le saut n’était pas haut mais le moniteur me demande d’attendre. Pourquoi, je n’en sais trop rien… Je le vois jeter de l’eau sur la roche, bon ok, il a décidé de faire un peu de ménage mais là, ça devient long ses conneries! Afin de patienter, je chantonne, je danse (ou du moins j’essaye),… Et là, sans même avoir mes lunettes, je vois un énorme truc qui bouge. Il continue à jeter de l’eau pour que cette énorme chose monte. Hohohoho c’est une blague? Car vu la taille de ma copine (araignée) sur la roche, je suis prise de panique!! Impossible de faire demi-tour vu les gens derrière moi. Mon cœur s’emballe, ma respiration s’accélère, je deviens blanche, j’attrape les mains moites, je transpire, j’ai chaud non j’ai froid, non j’ai chaud enfin je sais plus mais j’ai la trouille! J’ai besoin de faire pipi et je commence à voir des petits points noirs (chute de tension à l’horizon). Je suis passée du rire, au rire nerveux et aux larmes aux yeux, je veux qu’on me sauve!  Le moniteur essaye de m’encourager en attirant mon attention vers lui, en comptant jusque 3 pour que je saute. Mais il n’arrive uniquement qu’ à une chose, celle de  me mettre la pression et à m’énerver encore plus. Je deviens agressive dans ma façon de lui répondre. Je dois juste arriver à me contrôler, à me calmer, à diminuer ma respiration. Bon je suis prête,  ou du moins je sais que je dois y aller. Je me préparer à sauter (enfin je me suis préparée 10 fois au moins) mais cette fois je le sens c’est ok,, c’est la bonne. Je lui demande de se bouger car je veux bien sauter dans le trou mais je dois pouvoir m’échapper direct sans personne sur mon chemin. Bon moi qui voulais plus de sensation pour le coup j’ai eu ma dose annuelle. 

Enfin arrivée en fin de parcours, pause toilette car je n’ai rien fait dans l’eau lol!! lunch, vêtements sec et hop randonnée  de 6km au parc national Arénal. 

A peine à l’entée, 2 beaux petits serpents  venimeux: un jaune et un brun . Si l’on prend la peine de marcher dans cette forêt des pluie en silence et doucement (pas lentement mais sans trop faire de bruit), on aura l’occasion de peut-être voir des singes, lézards, serpents et des copines. Énormément de scientifiques et de biologistes viennent ici pour étudier l’évolution de la forêt. Nous allons marcher jusqu’à la lave du volcan, regarder le magnifique point de vue sur le lac Arenal. Dans cette forêt il y a La Seiba, cet arbre à plus de 500ans et mesure 70m de haut et il a une  énormes d’importance pour les singes, les aras ; toucans,… Et pleins d’autres animaux. Il est vraiment impressionnant. N’étant pas grande, (c’est le moins que l’on puisse dire) je me sens infiniment plus petite.

Nous avons marché près de 3h30, vus des lézards, serpents .Et  sans me rendre compte du risque, a peine ai-je quitté le sentier pour le suivre en filmant, que je me suis vite fait rappeler à l’ordre. J’avoue qu’on (je) ne mesure pas toujours le danger. Et nous avons  également vu une famille de singes araignées qui se nourrissaient de feuilles et de fruits,  ils sont végétariens. 

Ce soir c’est au Roncho Perla que  j’ai eu l’occasion de manger un poivron farci au riz et champignons, une tuerie dans un chouette resto en plein air. Par contre, dodo pour me remettre de mes émotions et vous raconter rapidement la suite. 

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